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Moi, j’étais au 29 Rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le VIIIème arrondissement de Paris. C’est à cette adresse que l’on trouve la magnifique petite boutique Roger Vivier. Je dis petite car quand je suis passé devant la boutique, quelques jours plus tôt, ça me semblait un peu juste pour accueillir une soirée digne de ce nom. J’espérais juste que l’escalier qui se profilait à ma gauche menait dans un espace plus vaste que celui sous mes yeux. Car je m’imaginais déjà, en sueur, entrain d’essayer de me frayer un passage pour sortir entre deux coupes de champagne et une paire de chaussures à boucle.

Arrivé avec presque une heure de retard (et pour des raisons qui sont essentiellement indépendantes de ma volonté et je tiens à le préciser), ma première crainte était devenue réelle : j’étais tout en sueur, comme si je sortais d’une séance intensive de jogging. Je croise alors mon amie Marina, qui me voit à moitié paniqué et dit gentiment que je peux aller me rafraîchir à l’étage « in the restroom ». Elle a un de ces accents impeccablement américains qui ferait pâlir n’importe quel novice.

Sans plus attendre, je dévale les escaliers à la recherche du fameux restroom. Heureusement que mon t-shirt d’or, col V de chez Dago Urban Wear, n’a pas pris l’eau. En tout cas, après avoir utilisé la moitié d’un paquet de mouchoir en papier blanc et une jolie serviette marron sur laquelle étaient brodées en fil d’or les lettres RV, je rejoins enfin la salle, où se déroulait le cocktail. Dans ma course frénétique pour sauver les apparences, je n’avais même pas remarqué que presque tout l’étage était en réalité une extension de la boutique. C’était un très bel espace, qui était décoré avec goût et délicatesse. Les sacs, les chaussures à boucle côtoyaient des œuvres contemporaines. C’était visuellement très agréable, il y flottait une bonne ambiance. En somme, c’était simple et chic. C’était pour moi l’esprit Roger Vivier.

Raph30Certains serveurs, se mêlaient aux vendeurs, tous élégamment vêtus de noir. On me tend alors un plateau, sur lequel était posé des flutes de champagnes. Je pris avec hâte mon premier verre et en bu les premières gorgées avec délectation. J’entrepris enfin de profiter de cette soirée.

Vers 20h30, la soirée commençait à battre son plein. Il y avait de plus de plus de monde qui affluait et si l’on voulait quelque chose au bar, il valait mieux s’y rendre armé de patience ou d’un bélier pour espérer passer en priorité.Ma deuxième coupe à la main, je prends le temps de rencontrer les gens, de discuter avec eux, savoir qui ils sont et parfois même qu’est-ce qui se racontaient entre eux. Il fallait bien trouver ce que j’allais écrire sur mon blog…

Samar, un personnage haut en couleur de la mode, était la reine de la soirée. Elle portait une tenue incroyablement belle. Une veste en organza rebrodée de sequins étoiles signée CHANEL, une jupe noire qui arrivait juste en dessous de ses genoux, laissant ainsi en évidence les bottines à talon aiguille…. Roger Vivier s’il vous plaît. Assortie avec un sac bleu azur de la même marque, Samar avait vraiment une façon bien à elle de s’apprêter. Elle avait son propre style. Ce que j’adorais !

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Gauche vers la droite Marina, Moi, Samar, Sophie

Cette dernière me présenta à Sara Melki, designer dont les créations sont tout simplement épatantes. J’ai toujours voulu la rencontrer car son travail me plaisait beaucoup. Ce désir s’est complètement embrasé le jour où j’ai appris qu’elle avait réalisé une collection en avril dernier qui s’inspirait de Madagascar. Celle-ci avait comme titre « Red Island Symphony », traduisez « Symphonie de L’île Rouge ». J’étais si content de dire que j’étais blogueur et fier que mon blog s’appelle « Un Malgache à Paris ». Puis, sur le champ, j’avais un millier de questions à lui poser, mais seules les phrases « J’adore vos créations » et « Pourquoi s’être inspiré de mon pays natal pour votre collection ? » sont sorties de ma bouche. En effet, je jugeais que l’heure et le lieu n’étaient pas propice à une interview. Je me suis donc contenté de converser avec elle, d’apprendre que ce qu’elle portait ce soir était justement de cette fameuse collection et enfin d’échanger nos coordonnées pour plus tard.

Quelques flûtes de champagne plus tard, après avoir bavardé avec un peu tout le monde, enfin surtout ceux que je connaissais. Je décide de rejoindre les filles dans le petit salon privé de la boutique où elles préparaient très certainement leurs articles de la soirée. De vraies fourmis : acharnées et bosseuses. Après avoir fermé la porte derrière moi, quelle ne fut pas ma surprise de voir qui était dans la pièce. Je vis Samar assise, entrain de discuter gaiement, aux côtés de Marina et de Sophie (la photographe) avec la plus parisienne des parisiennes, la magnifique Inès de La Fressange. Cette dernière était accompagnée de sa fille Violette. Je vous raconterai plus tard, dans un autre billet cette délicieuse rencontre. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’elle a adoré deux choses que j’avais porté. À savoir ma pochette bordeaux, et mon super t-shirt 100% Made in Malagasy, comme le reste de mon look d’ailleurs.

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Inès de La Fressange, Moi

C’était une soirée, qui avait débuté pour moi, dans la précipitation, l’anxiété et la sueur (je sue trop facilement et à grosse goutte). Mais qui a finit par de magnifiques rencontres, des instants de partage et de convivialité dans un cadre d’exception. Le tout accompagné d’un groupe de musique, de petits fours et de plusieurs coupes de champagne. Ah oui, et ma découverte saveur de la semaine nous vient du Liban: le café blanc. Un vrai délice.